L’intime au cœur de la foule. La volupté d’un baiser au sein de la transe collective. En mettant en scène ce jeu des contrastes, Sophie Glanddier pose un regard à la fois tendre et nourri de claustrophobie sur la récente édition du Pitchfork Music Festival Paris. Sa bande-son, concrète et oppressante, marque un contre-point sensible au déluge sonore produit alternativement sur les deux scènes opposées de la nef de la Grande Halle de la Villette. En 2 minutes 23 secondes, la vidéaste replace l’humain au centre de la mécanique de masse. Et proclame l’amour universel.