Norm-Keith-Breyfogle batman self-portrait standard

Le rêve de Norm Breyfogle : bat-angoisse et têtards nazis.

« Je suis traqué par un régime nazi – je tentais de me fondre dans la foule d’une plage d’été bondée quand ils m’ont découvert. On m’emmène vers une plateforme pétrolière secrète pour y être endoctriné avec d’autres détenus qui se voient offrir quinze millions de dollars pour produire de la propagande (sous la forme de comics) ! Comment s’enfuir sans se faire descendre ? Car je ne suis même pas tenté par l’argent. Je vois une machine à l’intérieur de laquelle les détenus sont sanglés : elle leur suce l’âme dans un “pshhhunk !” de pompe à vide puis la stocke dans ce qui s’apparente à un aquarium de la taille d’un tonneau. Les âmes captives ressemblent à d’énormes têtards. »

En réalité, le nom de Norm Keith Breyfogle sera à jamais associé à celui de Batman, dont il fut le dessinateur attitré au tournant des années 80-90. Avec le scénariste Alan Grant, Norm crée pour Detective Comics (DC) de nombreux super-vilains, tels que le Ventriloque et sa marionnette M. Scarface, le rebelle Anarky élevé aux lectures d’Ayn Rand, ou le psychopathe Victor Zsazs qui fait une brève apparition dans le Batman Begins de Christopher Nolan. Après une période d’éloignement de DC, Breyfogle renoue actuellement avec le Chevalier noir, via la série Batman Beyond Unlimited.

Propos recueillis par Aurélien Lemant