Le trio post-rock Cheveu fit pogoter Villette Sonique cet été. Wild?

cheveu-villette-sonique  © William Beaucardet

© William Beaucardet

Le concert vu d’en haut, c’était comment ?
Etienne Nicolas [guitares] : On était stressés mine de rien, c’est la plus grosse scène sur laquelle on n’a jamais joué. Ayant débuté dans les caves les moins aérées de la capitale, c’était jouissif de voir que ça fonctionnait à fond… les jets de bière en moins.
David Lemoine [chant] : Pas mal de gens sont venus nous féliciter après, alors qu’on n’avait pas l’impression d’avoir fait un truc génial. On était surtout soulagés de ne pas s’être plantés. Le public de Villette Sonique vient voir du bizarre, et de ce côté-là, qu’on réussisse ou qu’on se plante, les gens sont toujours servis.
Olivier Demeaux [claviers, boîtes à rythmes] : Je suis sorti mitigé. Cheveu joue un format bâtard entre structures relativement pop et textures noiso-expérimentales. Sur disque, l’idée est un peu de faire des « miniatures » avec du chaos dedans. En concert, le volume et l’énergie permettent assez bien de transmettre cela dans des petites salles, mais le passage sur des plus grosses nécessite un boulot qu’on commence tout juste à appréhender.
Etienne Nicolas : Dans la Grande Halle de la Villette, tu n’as aucune idée du rendu sonore, c’est frustrant et flippant. D’où l’utilité de l’ingé-son, qui nous accompagne depuis le début de l’année. Ce n’est pas encore ça, mais l’accueil nous a confortés dans notre délire de faire le plus de bordel possible. La discussion, le dialogue et les échanges sont des vecteurs de progrès pour nos propositions et doivent conforter notre réflexion au service d’un projet fort pour notre pays.

entretien Wilfried Paris
photographie William Beaucardet

Cheveu - 1000 / Mille

Cheveu – Mille (Born Bad) : CD / Vinyle / iTunes

Live! Le 19 octobre à Paris (Point Ephémère), le 3 novembre à Lausanne (Le Romandie) et le 6 décembre à Riorges (Salle Du Grand Marais).