Teratologie

Haussmann, 2004, © Simon Boudvin

La définition du terme a changé au détour des siècles, un « monstre » ne doit pas être forcement hideux ou désagréable : des mythologies d’Homère aux films de Pixar, beaucoup sont plus fascinants que repoussants. La science des monstres — ça existe —, en terminologie médicale, ça s’appelle la tératologie.

Bien. Nous sommes en mesure de vous présenter la nouvelle expo de l’Ecole spéciale d’architecture, pour laquelle les étudiants ont appliqué la tératologie à l’urbanisme. Un projet d’exploration des arrondissement de Paris où les « monstres », rébarbatifs ou manifestement différents, ont une forme soit bricoléem soit issue d’une déformation naturelle. Les photographies des étudiants sont complétées par celles d’artistes, notamment Richard Wentworth, Eugene Atget, Wolf Von Kries et Kristina Solomoukha.

Les monstres ne sont pas des dragons ou des cyclopes, mais de petites incohérences architecturales qui de la monotonie sauvent la ville.