Pour découdre l’austérité du tailleur en lui donnant une allure sport-pyjama, les frères Tim et Alexander Britten-Finschi métamorphosent la laine avec tant d’audace que l’International Woolmark Prize nomme From Britten finalistes pour 2015.

Ville d’origine : Melbourne, Australie. Première collaboration : À 5 et 7 ans, ils vendent des cartes d’anniversaire fabriquées avec des chutes de tissu ramassées dans l’atelier de leur mère. C’était il y a vingt ans. Tagline : « Sans superflou. » Récompenses : ils empochent les 10 000 dollars du L’Oréal Melbourne Fashion Festival National Designer Award en 2013. Le résultat de L’International Woolmark Prize (ouvert pour la première fois aux collections masculines) rendra son verdict en 2015. Le sigle de laine vierge est porté par une société à but non lucratif de recherche technologique. Matière : voir ligne précédente. Qu’elle soit en satin léger pour les pulls d’été ou étanche pour les manteaux, c’est la texture noble et métamorphosable par excellence. Dernier achat culturel : « À Paris ? Un très bon burger chez PNY [50 rue du Faubourg Saint-Denis, 10e]. » Dernier achat mode : « Un chapeau au marché de Sydney. » Leur atelier est… un studio d’artiste à Flinders Lane [une petite rue du quartier des affaires de Melbourne]. Déménagement pour bientôt, direction une usine aux abords de la ville « pour faire enfin l’échantillonnage et la production sous le même toit ». Parents spirituels : Frank and Estelle Costanza, le père et la mère de George, le personnage trapu et chauve de la série Seinfeld. Regret : « Ne pas pouvoir prévoir. » Obsession : « Le polissage d’une vieille Mercedes qu’on vient d’acheter. » Duo favori : « Bitter et coca-cola, un secret de famille. »

From Britten © Charlotte Ortholary

From Britten © Charlotte Ortholary

© Charlotte Ortholary